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Machinerie

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Création
Un spectacle Par les communes
Spectacle créé le 7.X.2014 à Germaine.
Avec Élodie Cotin
Mise en scène de Christian Termis
assisté de Lou Mary
Texte de Sébastien Weber
Costumes de Nataliya Latunova
Lumières et régie générale
de Mazda Mofid.

D'hôpital en hôpital…

Quelques semaines après la fin de la bataille de la Marne, Antoine et Armande, à la recherche du neveu disparu d’Antoine, Charles, visitent l’un après l’autre les hôpitaux qui accueillent les soldats blessés. Au cours d’une de ces visites, pendant qu’Antoine s’entretient avec un médecin, Armande se voit confondue avec une infirmière. Sans qu’elle ait le temps de protester de sa véritable identité, la voilà précipitée dans la chambre d’un mystérieux Flamand, qui lui est brièvement décrit comme un « écorché vif qu’on a retrouvé perché dans un arbre ». La seule mission dont on la charge avant de l’abandonner, c’est de parler, de parler sans arrêt au malheureux pour éviter qu’il ne s’endorme.

Pendant une heure, Armande, qui n’a rien d’une infirmière (elle est comédienne), va faire de son mieux pour tenir le blessé éveillé…

Pourquoi un monologue ?

La petite histoire de ce spectacle s’inscrit dans la grande histoire, celle de la grande guerre, bien sûr, mais également celle du feuilleton théâtral que nous développons spectacle après spectacle. Au sept personnages fixes tenus par des acteurs s’ajoute une vingtaine de rôles récurrents tenus par les habitants du parc. La forme du monologue permet de pousser plus loin l’exploration d’un personnage puisqu’il porte son seul point-de-vue, qui pourra s’opposer à celui d’Antoine dans le second monologue (Petit caporal, rentrée 2015). Si nous nous sommes attachés avec un sujet si grave à créer des formes tout public qui puissent joués par tous les habitants et représentées pour eux, la forme du monologue purement professionnelle permet d’aborder des sujets beaucoup plus graves. Dans le cas de Machinerie : l’horreur des combats, la réalité des hôpitaux de campagne, le ressenti des habitants pris dans la folie de ces événements qui les dépassent. Nous nous sommes également donné pour mission de faire un travail auprès des scolaires : il fallait donc trouver une forme simple qui puisse avec un minimum de technique être jouée dans des établissements scolaires, des salles des fête, afin de pouvoir en fonction de la volonté des enseignants souligner tel ou tel aspect particulier de leur cours et organiser des débats avec les élèves.

Vidéo(s) : Alexandre Viala

L'Union — 20 octobre 2016

FISMES : Paroles de soldats blessés

Élodie Cotin, impressionnante sur la scène de la médiathèque !

Rencontre forte à la médiathèque de Fismes entre une actrice « habitée », un texte fort et un public captivé ! Dans le cadre du festival Place au théâtre organisé par la bibliothèque départementale de prêt, la médiathèque accueillait, dans une salle comble, le spectacle « Machinerie ». Écrit par Sébastien Weber, ce long monologue est tiré des souvenirs réels de soldats blessés, hospitalisés après la bataille de la Marne. L’actrice, Élodie Cotin, a réellement impressionné par la force de son jeu.

L'Hebdo du Vendredi — du 4 au 10 décembre 2015

Sur le champ de bataille

Comme tous ses projets, la compagnie du Diable à 4 Pattes, créée en 2006 à l’initiative d’Élodie Cotin et d’Edwige de la Brosse, se nourrit du territoire sur lequel elle est implantée. En résidence à la MJC intercommunale d’Aÿ de 2008 à 2011, elle a pris ses quartier au sein du parc naturel régional de la Montagne de Reims depuis 2013 pour une durée de cinq ans. Si faire vivre les communes rurales par la culture est l’une de ses missions, elle oriente ses créations vers des périodes historiques spécifiques. Déjà à la mise en scène des « Raisins de la révolte », une pièce qui retrace la révolte des vignerons au début du XXè siècle, la compagnie livre « Machinerie 1 » dont la trame se déroule quelques jours après la bataille de la Marne. Antoine et Armande, les héros, partent à la recherche de Charles, le neveu d’Antoine, dont personne n’a de nouvelles. Dans l’urgence des soins à apporter aux nombreux blessés des combats meurtriers, Armande est prise pour une infirmière. On lui ordonne d’aller au chevet au « Flamand », un personnage muré dans sa terreur qu’elle doit absolument maintenir éveillé. Cette pièce s’inscrit dans le travail de mémoire effectué à l’occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre.

F.L.

Armande. – Elle ouvre la porte, elle me pousse à l’intérieur, elle referme la porte, et voilà, au revoir. Bonjour. Bonjour, je m’appelle Armande. Armande Popelin. Vous devez être le… le Flamand. Vous m’écoutez ? Je vous préviens : je n’ai rien d’une infirmière, mais alors rien du tout. Vous avez les yeux ouverts — vous m’entendez ? S’il vous arrive quoi que ce soit, n’importe quoi, je ne pourrai rien faire, rien de rien. À part crier dans le couloir. (Dans le couloir.) Sœur Martine ? (Silence. Pour elle.) Évidemment. Bon. (En regardant par la fenêtre.) Antoine va s’inquiéter terriblement… (Au Flamand.) Vous ne pouvez pas parler ? Vous ne voulez pas ? (Pour elle.) Mais qu’est-ce qu’elle veut que je lui raconte, enfin ? Je… (Au Flamand.) On vous a trouvé dans un arbre, c’est ça ? Tout nu dans un arbre ? Qu’est-ce que je pourrais bien raconter à un homme qui se promène tout nu dans les arbres ? (En regardant par la fenêtre.) Antoine ? Non. (Au Flamand.) Je n’ai vraiment rien à voir avec tout ça, moi. En fait, je suis là tout à fait par hasard — presque par hasard. J’accompagne un ami — Antoine, mon ami. Il cherche son neveu. Vous permettez ? Je m’assois ? Merci. Son neveu a disparu. À la bataille de Rossignol — une bataille terrible, Rossignol. On est sans nouvelles depuis… fin août. Il se fait un sang d’encre et moi aussi. Alors, on le cherche. D’hôpital en hôpital, de cantonnement en cantonnement. (Un temps.) Vraiment, on ne se doutait pas. Je veux dire, au début. Les communiqués étaient bons. Anvers tenait, les pertes étaient minimes. Et puis on avait pris Mulhouse ! Mulhouse, tout de même, ce n’est pas rien : les couleurs de la France au sommet de la tour Bollwerk, quarante ans après. La guerre était gagnée — ou peu s’en faut. Et puis d’un coup, fin août… C’est vrai qu’on y croyait parce qu’on voulait y croire. C’était rassurant, les mots dans les journaux, les articles enflammés d’Albert de Mun dans l’Écho de Paris, la France éternelle, patati patatère. Même l’Humanité s’y mettait, c’est vous dire. On buvait ça comme du cordial, pour se mettre en appétit, pour se fortifier, avec des tapes dans le dos. On avait des doutes, hein ? Mon ami est de la Marne, et là-bas, ça a bardé, je peux vous le dire. Alors, on savait bien que tout n’était pas tout rose. Mais la petite annonce de Gallieni dans la presse le 27 août, ça nous a fait un drôle de choc. À ce moment-là, nous, on était repliés sur Paris, ce n’était plus vivable dans la Marne. Et là, Gallieni, le vieux Général Gallieni, qu’on appelle à l’aide pour défendre Paris, Gallieni dit : « Finis, les bobards, on dit la vérité : Mulhouse est perdu. La Belgique est Allemande. Les armées Françaises se replient de la Somme aux Vosges. » La douche. Le choc. La trouille. Alors là, tout ce qu’on lisait dans les journaux, maintenant qu’on savait les Allemands à cent kilomètres de Paris, tout ce qu’on lisait d’atroce sur eux, sur ce qu’ils faisaient, ça s’est mis à prendre du sens. « Ils coupent des mains. Ils incendient les villages. Ils exécutent des otages. Ils éventrent des femmes. Sur les routes, des réfugiés, partout, par centaines, par milliers. » On a commencé à mesurer l’ampleur du désastre. Pour tout vous dire, mon ami Antoine est comte, c’est un noble. Il a des relations haut placées. Tous les jours, il partait au ministère, pêcher des nouvelles. Tous les jours, il revenait la mine plus grave.

25 représentations


Le 30 novembre 2017 à 14 h 00
Au Gymnase de Dormans (51)

Le 28 novembre 2017 à 14 h 30
À la Salle des Fêtes de Verzy (51)

Le 24 novembre 2017 à 19 h 00
à la Villa Douce, Reims

Le 18 mai 2017 à 14 h 00
Au lycée Stéphane Hessel, Épernay (51)

Le 16 mai 2017 à 10 h 00
Au lycée Stéphane Hessel, Épernay (51)

Le 15 mai 2017 à 14 h 00
Au lycée Stéphane Hessel, Épernay (51)

Le 27 février 2017 à 14 h 30
Au théâtre de la Huchette, Paris (75)

Le 13 novembre 2016 à 15 h 00
Maison des sports de Gueux (51)

Le 11 novembre 2016 à 16 h 30
Salle des Fêtes de Le Breuil (51)

Le 15 octobre 2016 à 19 h 30
Bibliothèque Louis Aragon de Saint Brice Courcelles (51)

Le 14 octobre 2016 à 18 h 30
Médiathèque municipale Albert Camus de Fismes (51)

Le 13 octobre 2016 à 18 h 30
Médiathèque Frantz et Quenault de Jonchery-sur-Vesles (51)

Le 11 octobre 2016 à 19 h 00
Bibliothèque municipale de Frignicourt (51)

Le 9 juin 2016 à 14 h 30
[scolaire]Salle des Archives de Reims

Le 9 juin 2016 à 10 h 30
[scolaire]Salle des Archives de Reims

Le 3 juin 2016 à 20 h 30
À l'église de Courcelles-Sapicourt (51)

Le 3 juin 2016 à 18 h 30
À l'église de Courcelles-Sapicourt (51)

Le 21 mars 2016 à 15 h 00
[scolaire]Au collège Côte-Legris Épernay (51)

Le 16 décembre 2015 à 14 h 30
à la Salle Longpré à Amiens (80)

Le 11 décembre 2015 à 19 h 00
À la Salle des Fêtes de Hautvillers (51)

Le 10 décembre 2015 à 19 h 00
À la Salle Sabine Sany de la MJC Intercommunale de Aÿ (51)

Le 10 décembre 2015 à 14 h 00
À la Salle Sabine Sany de la MJC Intercommunale de Aÿ (51)

Le 11 novembre 2015 à 18 h 00
Au Foyer Rural de Trépail

Le 10 novembre 2015 à 20 h 30
Au Caveau Saint Vincent de Verzenay

Le 7 octobre 2014 à 20 h 00
À la salle des fêtes de Germaine (51)

Photographie(s) : Antoine Éloi

Nora – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

C’était très bien ! Il y avait beaucoup d’humour. L’actrice joue et interprète parfaitement ses personnages avec des immitations physiques et vocales. Même si le thème ne m’intéressait pas trop, je n’ai pas vu le temps passer !

Thomas – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Bonjour,
Votre scène était pas mâle du tout, je respecte se que vous faite, mai je pense que vous pouvez y mètre plus de personnes sur scène pour faciliter votre travaile et pour que ce soit plus compréhensible. et peut-être aussi y rajouter des objet pour lequelle vous pouvez utilisez, et quand je dit plus de personne je pense à 2 ou 3 histoire de mieux comprendre, après je vous dit ce que je pense en vous souhétant une bonne continuation dans votre métier et bonne journée.

Rosalie – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Ce spectacle était intéressant, cela nous a permis d’aborder un sujet tragique, un peu ennuyant, de façon drôle tout en jouant la tragédie. La seule comédienne joue très bien, bonne interprétation de l’éclairage. Bon spectacle.

Clément – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

La comédienne a vraiment très bien joué tout les rôles, sa voix est impressionnante. Mais le thème ne m’a pas vraiment plus (c’est seulement mon propre avis). D’un autre côté je n’ai pas réussi à me projeté, le fait de lire un livre me permet de m’imaginer la scène. Vu qu’il y a une personne devant moi, je n’ai pas laissé emporter mon imagination. Peut-être plus de décors serait favorable à mon « style ». Le petit moment de partage à la fin est intéressant, c’est sa aussi le théâtre.

Manon – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Ce spectacle parlait d’un sujet qui ne me passionne pas mais la comédienne a vraiment bien joué les différents rôles et de ce fait j’ai complètement changé d’avis sur ce sujet. J’ai trouvé ce spectacle très bien.

Alex – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

La pièce était super, elle était très bien joué avec un super jeu d’acteur et beaucoup d’émotion transmise.

Mathéo – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Je trouve vraiment que vous avez très bien jouée cette pièce avec de belle émotions et avoir vraiment jouer à fond les personnages, le moment que j’ai le plus apprécié c’est quand vous avez eu la larme à l’œil en parlant de la guerre avec le gamin et l’homme, vous êtes une très bonne comédienne.

Vincent – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

J’ai beaucoup aimé cette pièce, seulement je n’aime pas le format général du théâtre.

Noémie – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

On voit la guerre autrement que sur les livres d’histoire.

Antoine – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

C’était super captivant et attirant. L’histoire était complexe. Mais beaucoup de rebondissement et de petite anecdote. Sympa.

Kenzo – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

J’ai bien aimer elle a jouer parfaitement tout les rôles quelles avaient à jouer, j’ai bien rigoler.

Loïs – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Une pièce géniale, captivante et émouvante.

Josselin – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Nouvelle vision de la guerre.

Chloé – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

L’histoire m’as beaucoup plus. J’ai super bien aimé la voix, les actions, les sentiments. L’actrice nous a pas ennuyé. On a pas vue le temps passé. Vraiment c’était parfait.

Candice – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

J’ai adoré la façon de jouer de la comédienne.

Éloïse – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Actrice très talentueuse, pièce avec beaucoup d’humour malgré les événements tragiques dont elle parle. Ce n’est pas forcément la thématique qui me passionne habituellement, mais j’ai vraiment apprécié.

Océane – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

J’ai bien aimé le théâtre, c’était très bien joué, même si cette thématique est ennuyeuse.

Julien – Collège Côte Legris, Épernay – Le 22 mars 2016 :

Cet pièce ma particulièrement plus car je trouve le contexte très bien utiliser et très bien décrit, avec un très bon d’acteur. Les voix sont très bien appropriées au personnage.

 
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